« Ayez du c½ur... ». Ce conseil a-t-il encore quelque pertinence aujourd'hui ? Certes, nous le savons bien, le c½ur ne se porte pas trop mal en théorie, si l'on en juge par l'utilisation multiple du terme. Nous pouvons cependant nous demander si la véritable signification du c½ur ne passe pas trop souvent inaperçue, face à la dilution du mot dans les contextes les plus vagues et les plus éclatés
La presse du c½ur, les coups de c½ur, le c½ur du problème, les c½urs gros, ne nous éloignent-ils pas de la mission profonde du c½ur, symbole majeur de l'Amour, de la liberté, du courage et de la générosité ? Les anciens ne s'étaient pas trompés qui situaient dans le c½ur les plus nobles ou la source des véritables capacités humaines.
Avoir du c½ur, ce n'est pas être faible ou mettre en péril ses chances de réussite dans la vie. Bien au contraire. Les hommes et les femmes de c½ur, ceux qui prennent le temps d'accueillir et de découvrir l'autre, ceux qui ont la patience de la bonté ou l'audace imprévisible de la confiance, ont plus de chance de faire avancer finalement le monde que les violents ou les haineux, les égoïstes ou les insolents.